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Donald Trump et la valse des bonimenteurs

Six mois qu’il les rend fous. Six mois qu’il les oblige à le commenter, à le critiquer ou à le ménager, selon leurs calculs du moment. Six mois suspendus à sa moue et à ses haussements d’épaules marquant l’évidence, les mains tendues et les paumes ouvertes, lorsque Donald Trump compare son bilan à ceux de ses rivaux républicains, sa fortune et ses intentions de vote, quand bien même ces dernières sont encore virtuelles. Lire aussi   L’état de la course à l’investiture républicaine en quatre graphiques La contagion ne se limite d’ailleurs pas aux candidats. L’un des chroniqueurs politiques du Washington Post, Dana Milbank, a promis en octobre de manger la page sur laquelle était imprimée sa chronique hebdomadaire si le milliardaire venait à remporter l’investiture républicaine pour l’élection présidentielle du 8 novembre. Un mois plus tôt, un autre du Wall Street Journal, William Galston, a annoncé avoir relevé le pari à trois cents contre un lancé par son fils, ancien joueur de poker professionnel, après lecture d’une chronique paternelle s’appuyant sur les lois de la science politique pour prédire une cuisante déroute au magnat de l’immobilier. Donald Trump devait trôner une nouvelle fois au centre de la scène à l’occasion du sixième débat républicain, jeudi 14 janvier, à North Charleston (Caroline du Sud). Il a enfiévré la campagne pour l’investiture républicaine dès le jour de sa déclaration de candidature, le 16 juin 2015, à Manhattan, dans la luxueuse tour qui porte son nom. La veille, le frère et fils de deux présidents, Jeb Bush, choyé par les sondages et doté du plus important trésor de guerre électoral, a présenté la sienne. Le favori du moment a précédé de peu l’agitateur. Quelques semaines plus tard, tout est cul par-dessus tête au sein du Grand Old Party. L’ancien gouverneur du Texas (2000-2015) Rick Perry,philipp plein gloria sarah dieth, également candidat, met en garde son camp,philipp plein home collection, en août, contre le « trumpisme », défini comme « un mélange toxique de démagogie, de mesquinerie et d’absurdité, capable de conduire le Parti républicain à la perdition ». Accablé de sarcasmes, il est vite contraint à l’abandon, premier mais non pas dernier martyr du milliardaire. Lire aussi   Donald Trump,Donald Trump et la valse des bonimenteurs, l’art de la provocation pour tenir à distance ses rivaux Curieux exorcisme Auparavant, un autre candidat, le studieux sénateur de Caroline du Sud Lindsey Graham, un habitué des austères séances de la commission des forces armées du Sénat, s’est livré à un curieux exorcisme : la destruction de son téléphone portable. L’appareil a été successivement livré à un robot ménager, à un parpaing, à un sabre japonais, à un hachoir et à une canne de golf. Un peu plus tôt,Donald Trump et la valse des bonimenteurs, Donald Trump avait en effet livré le numéro du sénateur en pâture à la foule venue l’entendre, lors d’un déplacement en Caroline du Sud. Pourquoi ? Lindsey Graham avait eu le malheur de s’indigner de l’attaque en règle portée par M. Trump contre son mentor, John McCain, candidat républicain à la présidentielle de 2008. Héros de la guerre du Vietnam, ce dernier avait été sauvagement torturé pendant ses cinq années de captivité. « J’aime les gens qui ne se font pas capturer », avait asséné le magnat de l’immobilier. « Donald Trump est peut-être allé trop loin », avait immédiatement commenté le site Politico. Un jugement que plus personne n’ose désormais porter après chaque nouvel écart du candidat. Depuis, M. Graham a également déposé les armes. Trump a transformé la campagne républicaine en un enfer dantesque pour ses rivaux auxquels il a imposé ses thèmes, ses obsessions et surtout les règles de son monde. Venu en octobre aux Etats-Unis faire la promotion d’un livre, le stratège de l’ancien premier ministre britannique Tony Blair, Alastair Campbell, a observé en professionnel la campagne. Il est reparti horrifié après avoir signé une tribune au titre évocateur : « Américains, votre élection présidentielle est dingue ». Etrange comptabilité Un temps animateur vedette d’une émission de téléréalité (« The Apprentice » sur NBC), le magnat, dont le compte Twitter porte la signature @RealDonaldTrump (« le vrai Donald Trump »),aliexpress philipp plein, assène ses vérités sans trop se soucier des faits. Il n’en est pas à son coup d’essai. Praticien de la théorie du complot, il a déjà contraint en 2011 le président Barack Obama à publier son acte de naissance après avoir instillé opiniâtrement le doute sur son lieu de naissance, subjuguant une base républicaine passée à l’insurrection contre Washington,site contrefacon philipp plein, et qui le porte aujourd’hui aux nues. L’administration annonce-t-elle qu’elle va accueillir 10 000 réfugiés syriens ? Dans l’univers trumpesque, ce chiffre enfle mystérieusement jusqu’à 250 000, tous promis à l’expulsion dès lors que le milliardaire aura prêté serment devant le Capitole. Les Etats-Unis comptent-ils un peu plus de 11 millions de sans-papiers ? Trois fois plus selon la comptabilité Trump. Le taux de chômage est-il redescendu à 5,9 % de la population active ? Il est redressé à 21 % sur les estrades. Forbes estime à 4,5 milliards de dollars sa fortune ? L’intéressé annonce le double. Il y a longtemps que la vérité est une victime collatérale des campagnes électorales, à l’instar des campagnes militaires. Mais le « trumpisme » a enclenché cette année une machine infernale. Donald Trump assure avoir vu « des milliers » de musulmans du New Jersey célébrer les attentats du 11-Septembre. Aucune trace de telles manifestations n’est exhumée par les contre-enquêtes de la presse américaine,Donald Trump et la valse des bonimenteurs, mais le milliardaire n’en a cure. L’effet est contagieux. Une fois,Donald Trump et la valse des bonimenteurs, dix fois, l’unique femme de la course républicaine,Donald Trump et la valse des bonimenteurs, Carly Fiorina,Donald Trump et la valse des bonimenteurs, a décrit les scènes insoutenables de vidéos montrant des prélèvements de tissus humains sur des fœtus, assurant que les images étaient tirées d’un documentaire visant le Planning familial réalisé par un groupe de militants contre l’avortement. Les images venaient d’une autre vidéo, mais Mme Fiorina ne l’a jamais reconnu pour mieux accabler les défenseurs de l’interruption volontaire de grossesse. Affirmations fantaisistes Le souci d’exactitude oblige à préciser que le magnat de l’immobilier n’est pas pour l’instant le détenteur du record de propos mensongers ou erronés enregistrés dans la course républicaine par les vérificateurs de PolitiFact, site de « fact-checking » honoré en 2009 par un prix Pulitzer pour sa couverture de la campagne présidentielle de 2008. Il est devancé par Ben Carson, le neurochirurgien – également novice en politique – qui a joué les premiers rôles dans la campagne républicaine en dépit d’affirmations souvent fantaisistes, comme celle assurant que les juifs allemands auraient pu échapper à l’extermination pendant la seconde guerre mondiale s’ils avaient pu être armés comme les citoyens américains. Installé à la droite de M. Trump lors du deuxième débat républicain, en septembre 2015, M. Carson n’avait pas pipé mot lorsque ce dernier avait asséné que les vaccins administrés aux jeunes enfants étaient une cause d’autisme. Le grand perturbateur arrive cependant en tête, et largement, dans la catégorie ultime de la tromperie ou de l’invraisemblance politique qui vaut un « feu au derrière »,philipp plein homme jeans, selon la classification de PolitiFact. Un allié intéressé du milliardaire, le sénateur du Texas Ted Cruz, complète ce trio de bonimenteurs. Il figure pour l’instant en deuxième position dans la course républicaine et pourrait même remporter la première échéance, dans l’Iowa, le 1er février. Au bas de cette échelle mesurant les petits arrangements avec le réel apparaît l’ancien favori, Jeb Bush, dont près de la moitié des propos (48 %) sont tenus pour exacts ou globalement exacts. L’ancien gouverneur peut méditer sur l’impact de ce plus grand souci de vérité : les intentions de vote en sa faveur sont désormais inférieures au pourcentage de propos exacts mesurés pour le magnat de l’immobilier (7 %). S’il faut une preuve supplémentaire de la spécificité du facteur Trump, il n’est qu’à comparer les prouesses républicaines à celles des démocrates. Moins d’un tiers des affirmations d’Hillary Clinton, Martin O’Malley et Bernie Sanders ont sonné au passage du « portique de détection » des contre-vérités de PolitiFact – des chiffres encore plus « vertueux » que ceux de Jeb Bush… Lire aussi   Trump et les Clinton, le temps des coups bas Distribution des Pinocchio « Donald Trump présente un bilan spectaculaire », commente sur un ton très diplomatique Angie Holan, la rédactrice en chef de PolitiFact. La résistance des affirmations à l’épreuve des faits ne l’inquiète pas : « Nous sommes encore loin des véritables échéances », estime-t-elle. L’apparente inutilité de sa tâche n’effraie pas non plus le vérificateur en chef du Washington Post, Glenn Kessler, qui distribue comme un métronome ses Pinocchio (de un à quatre en fonction de l’énormité des déclarations) aux contrevenants de la vérité. « A la fin, tout finit toujours par compter,philipp plein official, sans parler de l’usage qui peut être fait de certains propos par les adversaires d’un candidat »,philipp plein cannes, estime-t-il. « J’imagine que tout le monde prépare déjà ses publicités négatives », confirme Angie Holan. Les faits comptent-ils vraiment dans la politique américaine ? C’est à cette question que deux universitaires de Harvard, Jennifer Hochschild et Katherine Einstein, ont justement tenté de répondre dans un ouvrage, Do Facts Matter ? Information and Misinformation in American Politics (Presses de l’université de l’Oklahoma, janvier 2015, non traduit), en revenant notamment sur la bataille engagée par Donald Trump sur les origines du président, qui s’apparentait à une procédure sauvage de destitution. « Est-on à des niveaux sans précédent de désinformation ? Oui, si on se réfère aux dernières campagnes. Peut-être pas si on regarde certaines campagnes plus anciennes », estime Jennifer Hochschild. Dans leur livre, les deux universitaires constatent une asymétrie : celle de la puissance d’un groupe social, les personnes désinformées engagées en politique, par rapport à leur contraire, les personnes informées mais peu actives politiquement. Et mettent en évidence des effets en chaîne inquiétants, comme par exemple le fait que les électeurs républicains séduits par la thèse nativiste de Donald Trump (qui revenait à considérer M. Obama comme un corps étranger à l’Amérique) étaient alors également les plus nombreux à trouver que les Afro-Américains et les Latinos avaient « trop d’influence ». Alors que la classe moyenne désespère de voir sa situation s’améliorer,Donald Trump et la valse des bonimenteurs, 45 % d’électeurs proches de l’aile rebelle du Parti républicain, les tea parties, considèrent qu’il y a trop de discriminations aux Etats-Unis à l’encontre des Blancs, selon une enquête du Public Religion Research Institute publiée en novembre 2015. Ils ne sont que 44 % à estimer que les Afro-Américains sont plus particulièrement visés. Cette base enragée forge ses convictions dans l’univers parallèle des réseaux sociaux. C’est elle qui se gorge des vérités particulières du magnat de l’immobilier. Et c’est sur ses épaules que Donald Trump, lorsqu’il descend de l’avion frappé de son nom pour haranguer les foules, se pavane. Lire aussi   D’Abraham Lincoln à Donald Trump Gilles Paris (Washington,Donald Trump et la valse des bonimenteurs, correspondant) Journaliste au Monde Suivre Aller sur la page de ce journaliste

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